La motricité Libre

Le concept :

L’enfant vient au monde avec ses propres capacités, une façon de faire, de se déplacer, d’évoluer qui lui est propre depuis des millénaires.
En 1960, le Docteur Pikkler a laissé évoluer des bébés librement dans la pouponnière qu’elle dirige à Budapest, c’est depuis cet instant que l’on sait avec certitude que le développement de l’enfant agit selon un ordre précis et sans aide aucune de notre part. Par exemple, posé sur le dos, le tout petit est dans une position dite physiologique, il ne fait pas d’efforts, il peut ensuite, tourner la tête et faire des acquisitions librement en toute liberté.

Le but de la motricité libre est de laisser le bébé évoluer sans entraves, rien qui ne puisse gêner ses mouvements ou le bloquer dans son acquisition motrice. Il va gérer lui même ses gestes, son espace et il va explorer les objets, les découvrir : textures, poids…
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Les bienfaits :

Le développement moteur est déterminant pour toute la vie. Le fait de pratiquer la motricité libre rend l’enfant plus autonome, plus confiant en lui et dans le monde qui l’entoure. Plus il va accumuler des expériences positives et des découvertes autonomes, plus il se sentira capable d’aller vers de nouvelles expériences. Ce sont souvent des enfants qui développent des acquisitions plus rapidement et plus facilement.
En ne gênant pas l’enfant dans ce développement naturel on évite les mauvaises postures ou les retard de développement sur le long terme.

En 2003, Myriam David a donné une conférence à ce sujet, en voici un extrait : « La contribution majeure d’Emmi Pikler concerne le rôle essentiel que l’activité spontanée du bébé joue dans son développement. En effet, elle découvre combien le bébé prend plaisir et intérêt à exercer son activité spontanée et comment il se saisit des possibilités nouvelles offertes par son développement sensori-moteur, progressant ainsi de jour en jour à petits pas dans ses capacités et découvertes, au rythme de ce développement, chaque petit pas précédant et préparant le suivant dans un processus continu et dans un ordre donné. Ce faisant, le bébé ne poursuit pas un but, il va à l’aventure, découvre à tâtons, reproduit, maîtrise chaque acquisition au fur et à mesure de la poursuite de son chemin. On le voit capable à cet égard de faire de grands efforts et de ténacité, mais capable aussi de se reposer, parfois de regarder ailleurs, puis retourner à sa tâche.

Au travers de l’exercice de cette activité spontanée, le bébé est en vérité le moteur, l’animateur de la progression de son développement global : psycho-moteur, cognitif, psychique

 Aménager l’espace

Il est tout à fait possible d’aménager un espace pour laisser son bébé s’épanouir au sol. A l’aide de grands tapis molletonnés posés au sol, tapis, tapis de sol, tapis de parc. Dans sa chambre un matelas au sol, pour les siestes avec à son pieds un grand tapis, la totalité des meubles à sa portée sécurisés avec des jouets, jeux, adaptés qu’il peut attraper : Tout cela constitue un espace de mouvement adéquat et sécurisé pour le bébé en pleine phase d’acquisition et permet d’éveiller sa curiosité en plus de son apprentissage.

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Les éventuels freins au développement moteur :

Le transat : Maintenu dans une position qu’il ne peut maîtriser, le bébé doit contracter des muscles qui ne sont pas sensés travailler à ce stade de son développement. Il ne peut voir que partiellement et ses mouvements sont complètement bloqués.

Le parc : Maria Montessori a une politique anti-barreau. Elle se les représente telle une prison sensée retenir le bébé. Psychologiquement c’est une barrière et les accidents sont vite arrivés avec un bébé qui escalade lorsque la phase d’apprentissage de la marche se met en place.

Le trotteur ou Youpala : C’est un accessoire sensé procurer à l’enfant un semblant de déplacement. Il entraîne bien souvent des défauts de positionnement des pieds, ainsi que des appuis, de plus lorsque l’enfant est habitué à être arrêté par le trotteur, aura du mal à se représenter lui même dans l’espace, il aura donc plus de risque de tomber, de se cogner lorsqu’il ne sera plus dedans.

Le blocage dans des positions que le bébé n’a pas acquise : Souvent on a tendance a asseoir bébé au milieu des coussins alors qu’il ne tient pas encore assis, à l’y poser, l’y contraire, à le lever en utilisant ses abdominaux alors qu’il est sensé acquérir la position assise par le quatre pattes. Tout cela peut entraîner des confusions chez l’enfant.

Tous ces accessoires sont bien pratiques mais il faut tenter de ne pas en abuser pour laisser à l’enfant la possibilité d’évoluer seul.

***

Pour approfondir : E. Pikler : “Se mouvoir en liberté dés le premier âge” – Puf (épuisé) – Diffusé par APLF

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