La depression post-partum

 

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Plus fréquente qu’on ne le croit la dépression post-partum touche beaucoup de mères et de pères. Rappelons que le terme baby blues qui est fréquemment utilisé correspond la montée de lait c’est à dire J3. Il est dû à la chute des hormones et au bouleversement intérieur que vit la maman juste après la naissance, c’est un peu un raz de marée d’émotion. Parfois il passe relativement inaperçu. S’il dure plus de deux semaines on parle alors de dépression post-partum. On l’observe de plusieurs façons.
🔸Chez la mère : plaintes, palpitations, troubles du sommeil, fatigue, activité frénétique, irritabilité, colère, anxiété, doute…
🔸Chez le bébé : eczéma, troubles alimentaires, troubles du sommeil, pleurs, allergies, coliques, retard de croissance… • Il y a plusieurs causes à cette dépression. Un accouchement difficile ou un accouchement ou la femme ne s’est pas sentie actrice peut en être une. Ensuite, dans nos sociétés où le but est de reprendre une activité rapidement, où la place du maternage n’est pas souvent reconnu, la dépression post-partum est fréquente car on laisse aux mères peu de possibilité d’explorer cette maternité. Le congé maternité est scandaleusement court et il s’agit souvent d’un déchirement pour les mamans de confier leur bébé à des inconnus suite à la pression qu’elles reçoivent pour reprendre le travail. Les causes sont variées : changement physique (la nouvelle mère a du mal à percevoir son nouveau corps) • Changements émotionnels (manque de sommeil, nouveau mode de vie…) • Problematiques (allaitement, pleurs, parfois le manque de soutien…). Il y aussi l’image que cette même société renvoie de la maternité : des bébés adorables et tous roses et des femmes tirées à quatre épingles la mine pimpante et le sourire jusqu’aux oreilles. De plus, la femme portant la vie a été choyée pendant sa grossesse et dès le moment où elle donne naissance se retrouve presque oubliée,négligée. Presque 20% des mères sont touchées par DPP avant 3 mois et 40% entre 3 et 6 mois. Il est important d’être entourée et d’en parler. 🙏🏻

La DPP peut aussi toucher le père, dans un monde, encore une fois, où sa place est peu reconnue alors qu’on lui demande de fournir beaucoup de travail (à et en dehors de la maison) certains pères vivent la naissance de leur bébé comme un cataclysme. Le congé paternité quant à lui est quasiment inexistant, et ne lui laisse la possibilité que d’aider sa femme et non pas de prendre le temps de connaître et passer des moments de qualité avec son bébé.
🔸Chez le père : Fuite, addiction (jeux, sports…), fatigue, distance, insensibilité… Elle touche 7% des pères les trois premiers mois et 25% dans les trois à six premiers mois. Si elle n’est pas prise en charge on observe cependant souvent une amélioration au cours de la deuxième année.

👉🏼 La DPP touche plus de personne qu’on ne l’imagine. En être atteint ne fait pas de la personne une mauvaise mère ou un mauvais père. Cette DPP est un mal pas assez connu mais qui existe et il peut être un réel frein au développement du lien mère/enfant ainsi qu’avoir des impacts sur le bébé. Il est important de parler, d’avoir des oreilles attentives autour de soi. Il est important en tant qu’ami(e), mère, sœur, frère, père, grand mère … d’être à l’écoute de la jeune maman et du jeune papa, d’être non jugeant également, dans ce monde où la bienveillance n’est pas forcément la première façon de faire. De prendre soin les uns des autres ❤️

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