Le rôle de l’accompagnant lors de l’accouchement

53886111_340878276600676_7783560258907013120_nIl est important de poser des mots sur les ressentis de chacun avant l’accouchement. Il n’est ni primordial ni nécessaire que le père (ou la mère) soit présent lors de l’accouchement. Parfois, l’un ou l’autre ne souhaite pas être là pour une raison ou une autre (notre histoire qui nous construit, la peur et donc la peur de transmettre à l’autre ses angoisses…). Il est très important de s’écouter. De s’écouter vraiment. Ce moment est trop important pour qu’on puisse le banaliser ou faire taire ses émotions. Le futur papa (ou maman) est bien trop souvent laissé un peu à côté dans ses émotions lors de l’accouchement. Dans ses choix également. Il y a une part de normal là dedans. Pour autant, il est primordial qu’il ou elle puisse trouver une oreille attentive. (doula, famille, ami).

👉🏼 Beaucoup d’accompagnants se sentent souvent impuissants au moment de l’accouchement. La douleur de leur compagne, l’inaction… tout ça sont des moments difficiles à gérer. Lors du processus naturel d’accouchement, la femme à l’instar de tous les mammifères accouche seule. Je parle là du moment précis où elle sent que le bébé arrive. Très généralement c’est à ce moment là, si elle parvient à éteindre son neo-cortex et à renouer avec ses instincts primitifs, qu’elle s’isole pour donner naissance. Avant, pendant toute la phase de travail, le rôle de l’accompagnant serait plutôt de créer pour sa femme une bulle, un cocon et un environnement propice à la mise au monde de leur bébé 💫
• N’oublions pas qu’un milieu propice est un milieu chaud ou la température frôle les 25° (la femme a besoin de beaucoup de chaleur lors de l’accouchement), un milieu assombri : lampe à sel, bougies (pour aider à la fabrication de melatonine qui elle même aide à la fabrication d’ocytocine). N’oublions pas encore que cette femme qui accouche a besoin d’oublier son neo-cortex. Exit donc les questions style : « tu as froid ? Tu veux que je te masse ? » qui stimulerait vraiment sa réflexion. Il vaut mieux préférer les gestes aux mots quitte à être rejeté 🙈

👉🏼 A la maternité ou en hôpital c’est sensiblement la même chose. L’accompagnant veille à ce que sa compagne ait suffisamment chaud, ait une lumière basse, des va et vient limités et une intimité propice au relâchement et à la fabrication d’ocytocine. Il ou elle veille à ce que le projet de naissance soit respecté. Et tout ça : c’est déjà énorme. C’est une immense partie qui est faite. ✊🏻 Ne le sous-estimons pas. 💫

Il est important que l’accompagnant fasse part de ses émotions, à sa femme si elle le souhaite mais sinon à quelqu’un d’autre. Si c’est son désir. Parfois la jeune maman a besoin de raconter 1, 5, 10, 20 fois son accouchement : ça peut être la même chose pour le nouveau papa ou la nouvelle maman. ❤️

Et nous. Écoutons.

>> Prenons soin des futurs (jeunes) parents pour qu’ils puissent se concentrer uniquement à être des parents 🙏🏻⭐️

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