Enfantement et société

 
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Aujourd’hui nous vivons dans une ère très millimétrée, nous n’en avons pas toujours conscience mais l’image que la société nous renvoie façonne très souvent nos décisions. Quand nous frôlons les trente ans il faudrait être en couple, avoir ou commencer à penser enfant, avoir une situation stable, devenir «adulte », travailler comme une fourmis dans ce monde qui jamais ne nous en remercie.
L’image parentale est très difficile. Arrivées à 30 ans nombre sont les femmes célibataires (ou sans enfant, quelle que soit la raison) qui sentent un poids énorme sur les épaules dictée par la pression sociétale . Et même si elles revendiquent leurs choix (ou parfois leurs non-choix) nombres sont ceux qui vont leur rappeler au quotidien. « Et les enfants ? Les amours ? »…

Nous sommes dans un monde aujourd’hui où l’on pose la question « ça va? » sans attendre de réponse. Nous sommes dans un monde ou avoir une situation stable (=panoplie mari/enfant/travail) définit la réussite.
Arrêtons nous deux minutes et demandons plutôt à notre voisin, notre ami s’il est heureux, si sa vie, ce qu’il a accompli, le comble. Si ce n’est pas le cas demandons lui ce qu’il voudrait et poussons le à chercher comment l’obtenir.

Avoir des enfants aujourd’hui est une norme societale. Combien sont ces personnes qui font un enfant parce que c’est le moment et non pas parce qu’à côté d’eux un individu fait naître au creux d’eux même une sensation d’amour si forte qu’elle voudrait en faire quelque chose de plus grand ? Après cela on s’étonnerait presque que la naissance devienne un marché et que l’éducation soit un sujet si délicat alors que les VEO pleuvent.
Nous faisons des enfants mais nous n’avons pas le temps pour eux. La société nous contraint à accoucher et reprendre une activité le plus rapidement possible. Et si une maman fait le choix de rester avec ses enfants et de leur offrir présence et maternage elle est de suite vue un peu comme une marginale un peu frappadingue qui vit « aux crochets de la société ».

Nous vivons dans ce monde ou la mère maternante n’a pas sa place, la working mum croule sous les pressions et où celles qui sont entre les deux oscillent entre ce qui se fait et ce qu’elles ressentent.

Nous sommes en droit de nous demander quel impact tout ceci peut avoir sur notre maternage, notre façon d’élever nos enfants. A quel point l’image générale, le poids de cette société a une influence sur les individus que nous sommes et sur ceux que nous élevons ?

Prenons deux minutes pour nous recentrer. Pourquoi avons nous des enfants ? Qu’aimerions nous pour eux ? Ce monde où nous sommes déjà conditionnés par des images et où le respect de la planète et de ses habitants passe au second plan, vraiment ? Demandons nous pourquoi et pour qui nous voulons des enfants ? Pourquoi nous n’en voulons pas ? Qu’est ce qui résonne en nous ?

Et surtout respectons les choix de chacun.
L’enfantement est devenu une norme societale.
Repensons-le comme cet acte sacré et stellaire qu’il est.
Donner la vie. C’est une puissance, un don dont il faut faire bon usage . Ce n’est pas à banaliser.
C’est un avenir que nous offrons à une vie humaine.

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